Fabrication du compost

Le compost apporte l’humus et les aliments des plantes (azote, phosphore, potasse, calcium, soufre, magnésie…) Il  participe à recréer l’activité biologique du sol et à maintenir une bonne structure. L’humus retient l’eau. Le compost est l’élément essentiel de la fertilité des sols. Il remplace les engrais minéraux. Sans compost pas d’amélioration des rendements.

Définition du compostage.

C’est une dégradation biologique des matières organiques en milieu aéré et humide, dégageant de la chaleur (50 à 60°). Cette transformation est réalisée par des micro-organismes. Elle aboutit à la formation du compost. Un bon compost est un produit bien décomposé, on ne distingue plus de tiges.

Le compostage permet de valoriser les résidus inutilisés et les tiges de sorgho qui sont habituellement brûlées pour préparer les aliments et le dolo.

Où construire la compostière?

De préférence en brousse en bordure d’un champ où l’on trouve de l’herbe à mettre dans la fosse. Une fosse près de la maison est insuffisante.

Prévoir 2 fosses côte à côte.

Dimensions: 4 x 3 = 12 m2  x 2 fosses = 24 m2

ou 3  x 3 = 9 m2 x 2 fosses = 18 m2

Profondeur: au moins 1,20 m. Murs en pierres cimentées.

– Remplir la 1ère fosse de juillet à juin de l’année 1. Le compost sera utilisé la 2ème année.

– Remplir la 2ème fosse de juillet à juin de l’année 2, le compost sera utilisé l’année 3.

Attendre une année avant d’avoir son premier compost. Mais ensuite, en ayant 2 fosses, la production est permanente et le retournement est facilité.

Collecter et remplir la fosse pendant toute l’année, mais surtout au début des pluies.

Résidus du battage du mil et sorgho, déchets ménagers, plumes, crottins, bouses, crottes, eaux usées, herbes de brousse , racines de mil et sorgho, sciure de bois, cendres,  pailles de mil et sorgho hachées à la machette en tronçons de  20 à 30 cm ou  au hache-paille, vieux seccos hachés, feuilles et brindilles (ne pas les brûler !)

Le fumier des enclos du bétail est sorti régulièrement. Il sera mis dans  la fosse en mai, avant les premières pluies. Le mélanger au résidus déjà présents.

Fabriquer le compost pendant la saison des pluies, de mai à octobre.

On peut aussi faire du compost pendant la saison sèche si un point d’eau se trouve à proximité du tas ou alors il faut aller chercher l’eau pour arroser. On ne fait pas du bon compost avec peu d’eau.

Retourner le tas.

Le retournement du tas à la fourche doit se faire 2 fois  en juillet et  août,  1 fois en octobre. Il a pour but d’élever la température du tas et d’accélérer la décomposition des matières organiques.

Couvrir le compost.

En fin de saison des pluies et durant la saison sèche, il est bon de couvrir la fosse avec de la paille ou du secco. Ainsi le compost continuera à évoluer durant la saison sèche car il restera humide.

Utiliser le compost en priorité sur zaï, à partir de mars-avril.

 

Fiche élaborée par Solibam avec la participation de Song-Taaba de Sanrgo.

Références: AIDMR Terre & Humanisme et ferme pilote de Guié au Burkina Faso.

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