Burkina en bref

La grande muraille verte

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/09/10/la-grande-muraille-verte-mirage-sahelien_6051715_3212.

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/06/18/face-a-la-desertification-faire-revivre-les-terres-perdues-du-burkina-faso_6043221_ 3212.html

Coronavirus: 2 343 cas confirmés et 65 décès au 15 octobre

Le Pays a enregistré ses premiers cas le 9 mars.

Les personnes infectées sont principalement dans les villes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso.

4 cas de Covid-19 ont été confirmés à Kongoussi dont 2 au site industriel d’extraction de l’or de Sabsé (13 000 ha !)

L’insécurité des Burkinabè


La crise sécuritaire et la crise humanitaire sont plus graves que le Covid-19

Les violences et attaques armées de « djihadistes » et terroristes dans les régions du Nord, du Sahel, de l’Est et du Centre Nord ont contraint les habitants à quitter leurs villages.

Les causes des crises sont nombreuses. Après les années Thomas Sankara, l’Etat a abandonné les territoires ruraux, principalement au Nord et à l’Est. Les « djihadistes » ont attisé à leurs avantages les divisions entre les cultivateurs sédentaires et les éleveurs nomades ou sédentaires (les peuls)
Et depuis le chute de Kadhafi en 2011, l’éclatement de l’Etat libyen a accentué la dégradation sécuritaire des Pays du Sahel.

A la date du 8 août 2020, le sécrétariat permanent du conseil national de secours d’urgence fait état d’environ 1 million de personnes déplacées, en majorité des femmes et enfants. La Région du Centre Nord est en tête avec 41%, suivie du Sahel 34 %. Il y a 250 communes d’accueil qui abritent 111 087 ménages déplacés.

Selon l’ONG Action contre la Faim et le Conseil norvégien pour les réfugiés, c’est la détérioration humanitaire la plus rapide de la planète. Par ailleurs, 2,2 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire.

Toutes le villes du Nord, à partir de Ouagadougou accueillent des milliers de familles déplacées. Fin janvier 2020, la petite province du Bam a enregistré près de 88 000 personnes, réparties sur l’ensemble des 9 communes de la province. A 40 km au Nord de Kongoussi, la petite ville de Bourzanga a accueilli 48 000 personnes venues de 38 villages désertés !
Les populations hôtes sont estimées à plus de 1 000 000 de personnes dans le Pays.

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CARTE DU BURKINA FASO
REGIONS ET PROVINCES DU BURKINA FASO

« A Djibo, une ville du Sahel à 100 km au Nord de Kongoussi, les populations fuyant l’insécurité des villages arrivent en vagues incessantes dans la ville (sept 2019) Malgré le contexte difficile, des organisations d’aide humanitaire leur viennent en aide ». Le dialogue interreligieux est entretenu « les habitants font preuve d’une résilience à toute épreuve. Pour eux chaque jour est une vie. Djibo, la ville qui refuse de sombrer »…

Que deviennent les déplacés arrivés à Kongoussi et Sanrgo ?

Fin juin 2020, près de 10 000 personnes, mossis et peuls, sont toujours à Kongoussi. Une vingtaine de camps précaires ont été installés. En cette saison des pluies les conditions de vie des déplacés sont très, très difficiles…

Le village de Sanrgo a accueilli plusieurs centaines de personnes en octobre 2019. La plupart étaient logées et nourries chez les habitants. Selon le conseiller du village, début octobre 2020, 140 personnes déplacées sont toujours hébergées à Sanrgo.

Distribution d’eau à Kongoussi. MSF juin 2020

Le Programme Alimentaire Mondial (PAM), Etats et population locale fournissent les vivres. A Kongoussi, plusieurs ONG viennent en aide à la population: SOLIDARITE INTERNATIONALE, PLAN INTERNATIONAL, MEDECINS SANS FRONTIERES, MEDECINS DU MONDE etc

Arrivée de familles déplacées à Kongoussi (fin 2019)

Les familles sont venues de communes( Bourzanga, Zimtanga, Nasséré , Rollo…) de la province du Bam, situées à 15 et 50 km de Kongoussi . Pour trouver un peu de sécurité et de nourriture elles sont arrivées à Kongoussi et dans les villages proches comme à Sanrgo

Entre le 28 et le 30 septembre 2019, la ville de Kongoussi et ses villages voisins a accueilli près de 20 000 personnes en 72 heures. Leur nombre a atteint plus de 45 000 .

A la date du 27 janvier 2020, des déplacés ont rejoint leurs villages mais sont toujours pris en charge indique le directeur provincial, car ils n’ont pas pu récolter. Il ajoute « Nous n’avons pas une liste exhaustive des déplacés qui sont répartis »

A KONGOUSSI , DES CLASSES SOUS LA TENTE BLANCHE

A Kongoussi, dans la nuit du 19 au 20 avril 2020, une pluie diluvienne, exceptionnelle en saison sèche, a détuit les abris d’un camp de déplacés. En attendant que le gouvernement trouve un nouveau site, les familles se sont réfugiées dans une école. Un élan de solidarité s’est mis en place.

Après les inondations (photo le Faso net)

Témoignage d’un habitant : « Les besoins sont énormes: logement, nourriture, eau, santé, couvertures, habits, bois pour cuisiner, toilettes… Pour avoir un peu d’argent pour se nourrir, les femmes et les hommes effectuent des petits travaux dans les cultures maraîchères au lac Bam: tabassage des gros tas de terre, désherbage, récolte des haricots »

A Kaya, des hommes partent travailler pendant plusieurs jours sur des sites d’orpaillage. « Les femmes vont ramasser les graviers dans la colline pour les revendre pour quelques centimes de francs CFA »

Face à l’incapacité de l’Etat à garantir la paix, les déplacés de Kongoussi ont exprimé leur colère. Ils réclament une plus grande présence des patrouilles des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) devant favoriser leur retour dans leurs communes et villages désertés. Selon une majorité d’habitants « ARMER DES CIVILS NE PEUT QU’AUGMENTER LE RISQUE D’EXACTIONS »


LA SOLIDARITE S’ORGANISE A KONGOUSSI (octobre 2019)


En juillet 2019, au village de Sankondé, près de Kongoussi, une centaine de personnes vit dans des abris faits de paillottes recouvertes de bâches en cette saison des pluies. Elles ont fui le terrorisme au Sahel.

L’urgence, c’est se nourrir, s’abriter, se soigner…

LES ANIMAUX DES PEULS

A Kongoussi, les relations entre les cultivateurs mossis et les peuls sont un peu tendues mais le dialogue n’est pas rompu. Les peuls continuent d’aller abreuver leurs animaux au lac BAM. Des femmes peules livrent le lait des vaches à la mini-laiterie de Kongoussi dirigée par une femme peule. Le lait est transformé en yaourts vendus à Kongoussi.

FEMMES PEULES LORS DE LA REMISE DE 2 VELOS

Sources d’information: OCHA, CPSA, Faso net,  Journal du développement, ACF et Comité norvégien pour les réfugiés.

Valorisation des déchets plastiques au Burkina

Les familles Guiro et Sanfo s’investissent dans le recyclage des déchets

A Gourcy, depuis 2005 les sachets plastiques sont transformés en pavés, cordes, balais, chaises etc. Sayouba Guiro, un autodidacte titulaire d’un CEP est le fondateur de l’association créatrice d’une vingtaine d’emplois

« La malaxeuseuse, nous l’avons fabriquée artisanalement » dit Sahada Guiro, co-gérant de l’association. Il ajoute « De nos jours au Burkina on trouve des solutions mais l’Etat ne nous aide pas »

Pour obtenir 50 kg de pavés, il faut 20 kg de sachets plastiques et 80 kg de sable.

L’association dispose d’un siège, d’une ferme agroécologique , d’un centre de transformation et d’une boutique. Une réalisation exemplaire…

Dans le domaine du recyclage, les frères Sanfo font aussi parler d’eux au Burkina. Ils transforment les déchets plastiques et les huiles usées en carburant et font des recherches pour goudronner des routes avec du plastique. Le groupe emploie une vingtaine de personnes. Pour arriver à commercialiser leur carburant il leur faut une autorisation officielle, un chemin semé d’embûches pour ces entrepreneurs talentueux.

Source: https://www.burkina24.com

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La plus grande usine d’égrenage de coton biologique d’Afrique de l’Ouest

Elle a été inaugurée à Koudougou le 30 janvier 2020 par le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré (photo le Faso net))

Récolte des cultures vivrières:  Un bilan contrasté d’une année à l’autre

En 2019, la production céréalière enregistre une hausse de 12% par rapport à la moyenne quinquennale.

Le taux de couverture des besoins céréaliers montre que 21 provinces sont excédentaires, 7 provinces sont en situation d’équilibre et 17 sont déficitaires. Au niveau des ménages agricoles, 40% d’entre eux n’arriveraient pas à couvrir leur besoin céréalier avec leur propre production.

Sources: Ministère de l’agriculture, CPSA, FAO

Récolte du sorgho en nov 2019

En 2018, dans la majorité des régions, bonnes récoltes favorisées par les pluies de juin à septembre et les bonnes techniques.

Les récoltes 2017 de mil et sorgho sont très mauvaises dans 17  des 45 provinces du Burkina Faso. En cause, l’arrêt précoce des pluies à la mi septembre et les conséquences du  réchauffement climatique.


La déclaration de naissance peut se faire par SMS

En Afrique, près d’une personne sur deux ne serait pas répertoriée officiellement, un grand nombre d’africains naissent, vivent et meurent sans laisser de traces dans un registre officiel.
L’enregistrement sur les fiches de l’Etat civil est souvent compliqué. Il faut parcourir de longues distances pour faire les déclarations de naissance notamment dans les zones reculées.


Une nouvelle application a été créée au Burkina Faso Deux ingénieurs, l’un burkinabè Adama Sawadogo, l’autre français Francis Bourrières, ont mis en place un système baptisé « Icivil ». Il suffit de passer par un téléphone portable.

Comment çà marche?

Un enfant est né. L’agent de santé informe le centre d’Etat civil de la commune en un clic par SMS crypté « Les données de chaque nouveau-né sont envoyées systématiquement par téléphone à partir du centre de santé. Après un couplage avec un authentifiant unique et infalsifiable, une fiche de naissance peut être constituée par l’autorité compétente » précise l’ingénieur Adama Sawadogo.

Les parents pourront ensuite récupérer l’acte de naissance sur présentation d’un bracelet remis par le centre de santé.

Image jeuneafrique.com


Inauguration de la plus grande centrale solaire d’Afrique de l’Ouest

Les présidents burkinabè Roch Marc Christian Kaboré et français Emmanuel Macron ont inauguré le 29 novembre 2017, à une quinzaine de kilomètres de la capitale, la grande centrale solaire. Elle est composée de 129 600 panneaux solaires installés sur 60 hectares. Elle produira par an 5% de la consommation nationale. D’autres projets sont prévus, notamment à Koudougou et à Kaya. L’électricité est une ressource  rare pour plus de 80% de la population du Burkina.

Les ânes africains sont en danger

Au lac Bam

Leur peau est employée dans la médecine traditionnelle chinoise et le trafic est lucratif. Sur les 6 premiers mois de 2017 45 000 ânes ont été équarris au Burkina faso ! Devant le risque de décimer les cheptels les autorités burkinabè ont dû interdire les exportations. Mais le Kenya, Namibie et Zimbabwe ont donné le feu vert  à l’exportation de peau et à l’installation, sur leur sol, d’abattoirs gérés par des chinois