Burkina en bref

L’insécurité des Burkinabè

Plus de 400 000 personnes ont dû quitter leur foyer pour vivre dans des centres d’accueil au Burkina Faso, selon l’ONU (Sept 2019).

En cause, les violences et attaques armées dans les régions du Nord, du Sahel, de l’Est et du Centre Nord. Les villages sont plus touchés par l’insécurité que les grandes villes.

13 régions du Pays accueillent les déplacés.

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« A Djibo, une ville du Sahel à 100 km au Nord de Kongoussi, les populations fuyant l’insécurité des villages arrivent en vagues incessantes dans la ville (sept 2019) Malgré le contexte difficile, des organisations d’aide humanitaire sont aux côtés des déplacés internes ». Le dialogue interreligieux est entretenu « les habitants font preuve d’une résilience à toute épreuve. Pour eux chaque jour est une vie. Djibo, la ville qui refuse de sombrer »…

Entre le 28 et le 30 septembre, la ville de Kongoussi et ses villages voisins a accueilli près de 20 000 déplacés en 72 heures. Le 7 octobre le nombre a atteint plus de 45 000 . Mais à partir de cette date, les déplacés des communes de Nasséré et Zimtanga ont commencé à retourner dans leurs communes.

Sanrgo a accueilli une trentaine de personnes.

Ces réfugiés viennent de communes( Bourzanga, Zimtanga, Nasséré , Rollo…) de la province du Bam, situées à 25 et 50 km de Kongoussi .

A Kongoussi, les déplacés expriment leur colère. Ils demandent des mesures de sécurité, devant favoriser leur retour dans les communes et villages désertés.


La solidarité s’organise à Kongoussi


Fin juillet, au village de Sankondé, près de Kongoussi, une centaine de personnes vit dans des abris faits de paillottes recouvertes de bâches en cette saison des pluies. Elles ont fui le terrorisme au Sahel.

L’urgence, c’est se nourrir, s’abriter, se soigner…

« Il est très difficile d’assister convenablement les déplacés reçus dans les familles d’accueil ou installés sur des sites spontanés » a indiqué  le Haut- commissaire de Kongoussi qui plaide pour la création d’un camp de déplacés.

Le directeur provincial en charge de l’Action humanitaire du Bam a ajouté : « Plus de 110 tonnes de denrées alimentaires( riz,mil, niébé) sont stockées à Kongoussi, en attente de camions pour les acheminer dans les  différents communes au profit des déplacés ». (11 juillet 2019)

Les causes de l’ampleur du fléau sont nombreuses mais selon les analystes et experts « l’éclatement de l’Etat libyen a déstabilisé les équilibres et accentué la dégradation sécuritaire des Pays du Sahel »


Sources d’information: Le Faso net et le Journal du développement.

La déclaration de naissance peut se faire par SMS

En Afrique, près d’une personne sur deux ne serait pas répertoriée officiellement, un grand nombre d’africains naissent, vivent et meurent sans laisser de traces dans un registre officiel.
L’enregistrement sur les fiches de l’Etat civil est souvent compliqué. Il faut parcourir de longues distances pour faire les déclarations de naissance notamment dans les zones reculées.


Une nouvelle application a été créée au Burkina Faso Deux ingénieurs, l’un burkinabè Adama Sawadogo, l’autre français Francis Bourrières, ont mis en place un système baptisé « Icivil ». Il suffit de passer par un téléphone portable.

Comment çà marche?

Un enfant est né. L’agent de santé informe le centre d’Etat civil de la commune en un clic par SMS crypté « Les données de chaque nouveau-né sont envoyées systématiquement par téléphone à partir du centre de santé. Après un couplage avec un authentifiant unique et infalsifiable, une fiche de naissance peut être constituée par l’autorité compétente » précise l’ingénieur Adama Sawadogo.

Les parents pourront ensuite récupérer l’acte de naissance sur présentation d’un bracelet remis par le centre de santé.

Image jeuneafrique.com


Récolte des cultures vivrières:  Un bilan contrasté d’une année à l’autre

En 2018, dans la majorité des régions, bonnes récoltes favorisées par les pluies de juin à septembre et les bonnes techniques.

Les récoltes 2017 de mil et sorgho sont très mauvaises dans 17  des 45 provinces du Burkina Faso. En cause, l’arrêt précoce des pluies à la mi septembre et les conséquences du  réchauffement climatique.

Inauguration de la plus grande centrale solaire d’Afrique de l’Ouest

Les présidents burkinabè Roch Marc Christian Kaboré et français Emmanuel Macron ont inauguré le 29 novembre 2017, à une quinzaine de kilomètres de la capitale, la grande centrale solaire. Elle est composée de 129 600 panneaux solaires installés sur 60 hectares. Elle produira par an 5% de la consommation nationale. D’autres projets sont prévus, notamment à Koudougou et à Kaya. L’électricité est une ressource  rare pour plus de 80% de la population du Burkina.

Les ânes africains sont en danger

Au lac Bam

Leur peau est employée dans la médecine traditionnelle chinoise et le trafic est lucratif. Sur les 6 premiers mois de 2017 45 000 ânes ont été équarris au Burkina faso ! Devant le risque de décimer les cheptels les autorités burkinabè ont dû interdire les exportations. Mais le Kenya, Namibie et Zimbabwe ont donné le feu vert  à l’exportation de peau et à l’installation, sur leur sol, d’abattoirs gérés par des chinois