Burkina en bref

Situation sécuritaire

• Au Burkina, plus de 200 000 déplacés internes a indiqué le bureau de coordination humanitaire de l’ONU (OCHA) mercredi 10 juillet 2019. En cause, les violences et attaques armées dans les régions du Nord, du Sahel, de l’Est et du Centre Nord. Les villages sont les plus touchés par l’insécurité.

13 régions du Pays accueillent les déplacés.

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Des déplacés à Kongoussi

Blaise indique: « Ils viennent des environs de Djibo, au Nord du Burkina et de communes de la Province du Bam, principalement  de Zimtenga et Bourzanga à 45 km au Nord de Kongoussi et Nasseré à l’Est »

Au village de Sankondé, près de Kongoussi, une centaine de personnes vit depuis 3 mois dans des abris faits de paillottes recouvertes de bâches en cette saison humide. Elles ont fui le terrorisme au Sahel.

Sanrgo accueille au moins 2 familles du Sahel ayant quitté leur village.

« Il est très difficile d’assister convenablement les déplacés reçus dans les familles d’accueil ou installés sur des sites spontanés » a indiqué  le Haut- commissaire de Kongoussi qui plaide pour la création d’un camp de déplacés.

Le directeur provincial en charge de l’Action humanitaire du Bam a ajouté : « Plus de 110 tonnes de denrées alimentaires( riz,mil,niébé) sont stockées à Kongoussi, en attente de camions pour les acheminer dans les  différents communes au profit des déplacés ». (11 juillet 2019)

A Djibo, une ville du Sahel à 100 km au Nord de Kongoussi, les habitants s’adaptent à l’insécurité. Ils font preuve d’une résilience à toute épreuve. Pour eux chaque jour est une vie.

Sources d’information: Le Faso net et le Journal du développement.

Récolte des cultures vivrières:  Un bilan contrasté d’une année à l’autre

En 2018, dans la majorité des régions, bonnes récoltes favorisées par les pluies de juin à septembre et les bonnes techniques.

Les récoltes 2017 de mil et sorgho sont très mauvaises dans 17  des 45 provinces du Burkina Faso. En cause, l’arrêt précoce des pluies à la mi septembre et les conséquences du  réchauffement climatique.

Inauguration de la plus grande centrale solaire d’Afrique de l’Ouest

Les présidents burkinabè Roch Marc Christian Kaboré et français Emmanuel Macron ont inauguré le 29 novembre 2017, à une quinzaine de kilomètres de la capitale, la grande centrale solaire. Elle est composée de 129 600 panneaux solaires installés sur 60 hectares. Elle produira par an 5% de la consommation nationale. D’autres projets sont prévus, notamment à Koudougou et à Kaya. L’électricité est une ressource  rare pour plus de 80% de la population du Burkina.

Les ânes africains sont en danger

Leur peau est employée dans la médecine traditionnelle chinoise et le trafic est lucratif. Sur les 6 premiers mois de 2017 45 000 ânes ont été équarris au Burkina faso ! Devant le risque de décimer les cheptels les autorités burkinabè ont dû interdire les exportations. Mais le Kenya, Namibie et Zimbabwe ont donné le feu vert  à l’exportation de peau et à l’installation, sur leur sol, d’abattoirs gérés par des chinois